Les médicaments potentiellement inappropriés continuent de représenter un défi majeur pour la santé des personnes âgées au Canada, malgré les efforts pour réduire leur usage. Une étude récente met en lumière les tendances inquiétantes et les actions nécessaires pour y remédier.
Les médicaments potentiellement inappropriés (MPI) sont des médicaments dont les inconvénients peuvent dépasser les avantages, qui peuvent être inefficaces ou pour lesquels il existe une alternative plus sûre. Au Canada, la prescription de MPI demeure un problème persistant pour les personnes âgées, bien que des progrès aient été réalisés. Emily McDonald, Professeure à l’Université McGill, directrice du Réseau canadien pour l’usage approprié des médicaments et la déprescription et membre du RQRD s’intéresse de prêt à ce problème et a encadré une étude autour de ce thème. Cette étude a révélé que, malgré une réduction globale des dépenses liées aux MPI au Canada, l’exposition aux gabapentinoïdes, aux inhibiteurs de la pompe à protons et aux antipsychotiques a augmenté entre 2013 et 2021. Ces médicaments présentent des risques importants pour la santé des aînés, tels que des chutes, des fractures et une pression accrue sur le système de santé. La déprescription, ou l’arrêt de ces médicaments, émerge comme une stratégie essentielle pour réduire ces risques et améliorer la qualité des soins. L’étude souligne l’importance d’une approche ciblée pour limiter l’usage de ces médicaments et d’explorer davantage les différences entre les sexes dans leur prescription. Emily McDonald s’efforce de diffuser ces résultats et a récemment été Invitée par la reine de Belgique et les académies de médecine à s’exprimer lors du deuxième symposium de la reine sur la santé mentale à Bruxelles, sur le thème : Santé mentale et personnes âgées : l’ABC de la prescription appropriée en Belgique et au Canada.
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