Jeffrey Mogil, Audrey Grant, Carolina Meloto et Luda Diatchenko ont récemment publié un article scientifique sur l'effet bénéfique de la réponse inflammatoire contre le développement de la douleur chronique.
Anne Marie Pinard s'exprime sur le sujet dans cet article de presse de Radio Canada.
Marc Parisien et ses collègues Jeffrey Mogil, Audrey Grant, Carol Meloto et Luda Diatchenko ont suivi 98 personnes qui fréquentaient une clinique de gestion de la douleur pour traiter des maux de dos aigus. Son objectif était de comparer les données de ceux dont les douleurs lombaires se sont résorbées à celles des patients dont les souffrances sont devenues chroniques.
L’équipe a montré que les analgésiques anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) pourraient augmenter l’apparition de douleurs chroniques. Cette augmentation semblerait être liée aux neutrophiles (globules blancs). Pour mieux comprendre ces résultats, l’équipe a poursuivi ses analyses chez la souris. Ils ont ensuite voulu vérifier leur découverte auprès d’un échantillon de population plus grand. Ceci leur a perrnis de montrer que les participants qui prennent des AINS contre la douleur sont plus susceptibles de ressentir de la douleur chronique de deux à dix ans plus tard.
D’après Anne Marie Pinard, « l’idée voulant que le blocage de l’inflammation puisse nuire à la guérison de la douleur n’est pas totalement nouvelle, mais la façon dont ils l’amènent avec des preuves aussi frappantes est intéressante ». Toutefois, des études plus spécifiques supplémentaires seraient nécessaires pour confirmer les résultats obtenus et pour peut être s’orienter vers le développement de nouveaux traitements ou de nouvelles pratiques.
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