Le gouvernement du Québec attribue une subvention de 13 M$ à l’Université de Montréal pour appuyer la création de Médicament Québec, dont l’objectif est de relancer la filière du médicament.
La crise sanitaire dans laquelle nous sommes plongés a démontré le besoin d’accroître l’autonomie du Québec en matière de découverte, de mise au point et de production de médicaments. Pour commencer à répondre à ce besoin, les ministres de l’Économie et de l’Innovation et de la Santé et des Services sociaux, ont fait l’annonce d’une subvention de 13 M$ sur deux ans afin de financer Médicament Québec.
Ce projet multicentrique piloté par l’Université de Montréal, en collaboration avec plusieurs autres instituts (Institut de recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC), Institut de pharmacologie de Sherbrooke (IPS)) et universités (Laval, McGill, Sherbrooke) aura pour objectif principal de développer des plateformes innovantes afin d’améliorer la chaine de découverte et de distribution de médicaments et de traitements essentiels au Québec afin d’éviter des pénuries d’approvisionnement. Médicament Québec favorisera les partenariats avec les entreprises pharmaceutiques innovantes, génériques, biotechnologiques et de fabrication et consolidera l’utilisation des approches en intelligence artificielle dans le processus de découverte et de développement des médicaments. Trois piliers ont été mis en place lors de la création de cette initiative : (1) Découverte et synthèse de médicaments innovants; (2) Technologies de production d’ingrédients actifs; (3) Innovation en biopharmacie.
Plusieurs articles à ce propos sont à découvrir dans le Journal de Montréal, Ici Radio Canada, Le Journal de Québec et udemnouvelles.
L’IPS sera directement impliqué dans l’initiative visant la découverte et la synthèse de médicaments innovants (pilier 1). Cette implication se traduira par une amélioration des chimiothèques disponibles, la mise en place d’un système intégré de gestions des collections de composés et des campagnes de criblage; et enfin par l’intégration de nouvelles technologies de conception et de production de médicaments candidats, incluant l’utilisation des approches de chémogénomique et l’intelligence artificielle.
